DieselGate : la DGCCRF confirme la fraude en France

CC/pixabay/Public Domain

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L’affaire Volkswagen et la fraude aux tests officiels des émissions de gaz des moteurs diesel continue. Plusieurs révélations, en Allemagne, ont mis en cause Martin Winterkorn, ancien PDG du groupe qui a toujours clamé n’avoir jamais été au courant. Et de son côté la DGCCRF confirme que la fraude a bien eu lieu en France aussi où le groupe va devoir faire face à la justice.

Si Martin Winterkorn a toujours clamé son innocence dans le dossier DieselGate, il risque de devoir changer de position : plusieurs médias allemands ont dévoilé que l’ancien PDG du groupe de Wolfsburg, qui a démissionné à la suite du scandale, était au courant de l’existence du logiciel. Or, il a toujours déclaré ne pas avoir été mis au courant.

Selon la presse allemande, Winterkorn aurait reçu ces informations à trois reprises : par mail, via un mémo et, surtout, lors d’une réunion survenue en mai 2015. Sa position devient donc totalement indéfendable et ce malgré le soutien que lui ont apporté les membres du Conseil d’Administration et notamment le nouveau PDG de Volkswagen, Thomas Muller.

S’il reste à connaître exactement le rôle de l’ancien PDG du groupe dans cette affaire, les enquêtes continuent partout dans le monde. Lundi 7 mars 2016, lors d’une conférence de presse, la DGCCRF a confirmé que la fraude avait eu lieu également en France, ce que l’on soupçonnait déjà. 11 millions de véhicules sont concernés dans le monde, donc il y avait de fortes chances que la France soit touchée aussi.

Le résultat de l’enquête de la DGCCRF a été transféré au Parquet de Paris qui décidera de la suite de l’affaire.

 

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