Brexit : Theresa May opposée à un nouveau referendum

Theresa MayLa Première ministre britannique a annoncé mercredi aux membres de son gouvernement qu’un second referendum sur le Brexit, validé le 23 juin dernier à 51,8%, n’était en aucun cas une option crédible.

La mise au point de Theresa May a été cinglante, elle, qui se refuse à toute tentative de maintien du Royaume-Uni dans l’UE, et cela “en passant par la petite porte” : “Nous devons continuer d’être clairs : Brexit signifie Brexit, et nous allons le réussir (…) Cela signifie qu’il n’y aura pas de deuxième référendum”, a-t-elle martelé.

Néanmoins, cette dernière avait annoncé au mois de juillet qu’elle ne souhaitait pas agir dans la précipitation, laissant entendre que l’exécutif ne déposerait pas de demande de sortie de l’Union avant la fin de l’année.

Mais ce timing pourrait même se prolonger à 2019, indique le Sunday Times dans son édition du 14 août. En effet, les difficultés que rencontre l’administration locale et les prochaines élections françaises et allemandes rendent un départ effectif du Royaume peu probable dans l’immédiat.

D’après le quotidien, les ministères du Brexit et du commerce international, pour ne citer qu’eux, n’auraient procédé qu’à la moitié du recrutement escompté pour mener à bien une opération d’une telle ampleur.

Parallèlement, un autre dossier brûlant est également suivi avec une extrême attention par T.May : il s’agit de l’Ecosse dont la majorité des ressortissants est favorable à un maintien de cette nation constitutive du RU dans l’UE (à hauteur de 62%).

Cette volonté a d’ailleurs été affirmée à maintes reprise par la Première ministre écossaise, Nicola Sturgeon, qui dévastait par le résultat du référendum sur le Brexit, avait demandé l’ouverture de négociations immédiates avec Bruxelles lors d’une conférence de presse à Edimbourg, le 25 juin :

“L’Ecosse ne se laissera pas priver de son statut de membre de l’UE sans explorer des solutions de remplacement”, a-t-elle souligné.

Avant d’évoquer un nouveau vote d’indépendance après l’échec de septembre 2014 : “La possibilité d’un second référendum doit être sur la table et elle est sur la table.”

Mathieu Portogallo

Sources : Europe 1 et The Sunday Times

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