Total prend acte de retards en Afrique

Total prévoit de mettre en service son champ d’Ikike, au large du Nigeria, d’ici la fin 2021 et de forer un certain nombre de puits d’exploration dans son portefeuille africain.

La société a exposé ses plans dans son rapport annuel à la Commission américaine des opérations de bourse (SEC).

Total a commencé à forer un puits d’évaluation sur le bloc 20/11 en janvier et un autre est prévu pour le bloc 48 cette année. Il a acheté le premier bloc en juin 2020, suite à la faillite de Cobalt International Energy, qui avait fait un certain nombre de découvertes.

Sur le bloc 17 en Angola, Total et les autorités locales ont conclu un accord pour prolonger la licence jusqu’en 2045. Total a accepté de forer deux puits d’exploration sur le bloc en 2022-23.

Il s’efforce également de maintenir la production du bloc. Total va forer des puits de production intercalaires cette année, qui commenceront également à produire cette année. Plus loin, elle travaille également sur trois projets de friches industrielles.

Il s’agit de la phase 2 de Zinia, de la phase 2 de CLOV et de la phase 3 de Dalia, dont la production commencera en 2022, selon Total. Elle avait précédemment prévu de les démarrer en 2020-21.

Total a payé 2,96 milliards de dollars d’impôts en Afrique subsaharienne, dont 1,09 milliard de dollars pour le bloc 17 au gouvernement angolais.

La société française a interrompu les travaux sur le bloc 0 en avril 2020, en raison de la pandémie. Elle prévoit de les reprendre en 2021.

Pendant ce temps, en Namibie, Total prévoit de forer le puits Venus cette année, sur le bloc 2913B. La société ne s’est pas engagée sur une date précise, mais diverses sources ont prédit le troisième trimestre.

Plans de production

La société française a pris une décision finale d’investissement (FID) sur le projet Ikike au Nigeria en janvier 2019. Elle prévoit d’atteindre la première huile à la fin de cette année.

La société avait espéré commencer la production sur le projet en 2020. Le champ sera relié au champ existant d’Amenam.

Total a mis en avant deux projets potentiels au Nigeria. Les autorités ont approuvé un plan de développement de champ pour Preowei en 2019. La société envisage également de travailler sur la découverte d’Owowo, qu’elle a découverte en 2012.

Au centre de la scène

La société a également indiqué que son conseil d’administration avait approuvé des plans de développement en Ouganda. Il s’agit du développement de Tilenga et de l’oléoduc de pétrole brut d’Afrique de l’Est (EACOP). CNOOC Ltd travaillera sur le projet Kingfisher correspondant.

Dans le cadre des plans de développement ougandais, les sociétés vont forer environ 430 puits à terre et construire deux installations de traitement du brut.

Tilenga nécessitera 400 puits, dont la moitié par injection d’eau, et devrait produire 190 000 barils par jour. Kingfisher, qui se trouve à 150 km au sud de Tilenga, impliquera 31 puits et produira 40 000 bpj.

L’Ouganda, la Tanzanie et Total avaient prévu de signer un accord le 22 mars. Ils l’ont toutefois repoussé à avril.

Le projet ougandais a pris le dessus pour la compagnie, Total déclarant qu’elle allait « concentrer ses investissements principalement » sur les projets EACOP et Tilenga. Les autres projets cités par la compagnie sont tous post-FID.

Les projets Tilenga, Kingfisher et EACOP permettront de produire du pétrole avec 13 kg de CO2 par baril, ce qui est supérieur à la moyenne de l’industrie qui est de 20 kg. À ce titre, Total a défendu son investissement dans le projet, affirmant qu’il était conforme à ses plans d’ambition climatique énoncés en mai 2020.

L’Angola est au cœur de la production de Total, avec une production de 184 000 bpj en 2020, en baisse par rapport aux 205 000 bpj de 2019. Les contributions de l’Afrique en liquides à la compagnie ont toutes baissé l’année dernière.

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