2012, le duel de l’économie : le chômage

La suite de notre série sur les propositions des candidats à l’élection présidentielle de 2012 est consacrée au chômage, une étape obligatoire pour tous les candidats puisque celui-ci ne cesse de croître depuis le début de la crise.

François Hollande

Le candidat du PS veut avant tout empêcher les licenciements boursiers en renchérissant le coût des licenciements collectifs et en permettant aux salariés de saisir le tribunal de grande instance. Il est aussi question de sécuriser le parcours professionnel des employés en leur facilitant l’accès aux formations, notamment pour les personnes les moins formées et les chômeurs.

Les moyens du Pôle Emploi seront renforcés. La création d’un contrat de génération devrait permettre, pour François Hollande, l’embauche des jeunes en CDI, grâce à l’accompagnement d’un salarié plus expérimenté, qui sera ainsi maintenu à son poste jusqu’à la retraite.

M. Hollande veut aussi créer 15.000 emplois d’avenir pour faciliter l’insertion des jeunes, notamment dans les quartiers défavorisés.

Nicolas Sarkozy

M. Sarkozy veut inciter les bénéficiaires du RSA à reprendre une activité en créant et incitant les contrats d’insertion. Lesdits bénéficiaires auront un contrat à temps partiel pour des services à la communauté afin de les extraire de l’isolement social et de les inciter à reprendre une activité. Le RSA sera par ailleurs diminué aux personnes qui refuseraient un tel contrat à temps partiel car ils refuseraient de prendre part à leurs devoirs, selon le candidat de l’UMP.

Marine Le Pen

La candidate du FN veut réindustrialiser la France et soutenir les PME, premiers créateurs d’emplois, afin de dynamiser le marché du travail français. Le rôle du Pôle Emploi sera revu en collaboration avec les représentants des demandeurs d’emploi. Par ailleurs, la vérification du respect des obligations imposées par le Pôle Emploi aux demandeurs d’emploi sera accrue.

Une loi contraindra Pôle Emploi a proposer, à compétences égales, les emplois disponibles aux demandeurs de nationalité française ; cela sera valable aussi pour les administrations. Dans les secteurs « régaliens » les emplois seront réservés aux personnes ayant la nationalité française.

L’État réservera une embauche dans la fonction publique sur trois aux personnes de plus de 45 ans issues du secteur privé.

Eva Joly

Eva Joly veut créer un million d’emplois d’ici 2020. Par ailleurs, elle veut que chaque jeune s’inscrive dans un projet ( formation professionnelle, études, réinsertion, service civique, mobilité européenne) grâce à l’action concertée d’État et Régions. Pour ce faire, chaque jeune aura soit une bourse soit un revenu minimum d’insertion de 600€.

Les stages feront l’office du régulation au niveau du droit du travail et de la protection sociale. Les revenus d’un stagiaire seront augmentés jusqu’à 50% du SMIC afin de mettre un terme à la précarisation et de faire du stage une étape vers un emploi stable.

A terme, chacun aura un crédit de formation de 8 années, après seize ans, disponible tout au long de sa vie.

Jean-Luc Mélanchon

Le candidat du front de gauche veut abroger la loi de 2003 sur l’assurance-chômage des intermittents du spectacle. Il est question de créer un système mutualisé pérenne.

De plus, il veut interdire les licenciements boursiers et la distribution de dividendes aux entreprises qui licencient. La rémunération des stages sera portée à 50% du SMIC dès le premier mois ; les stages seront limités à six mois avec trois mois de délai de carence entre deux stages.

M. Mélanchon veut aussi mettre en place un statut social pour les jeunes afin de leur permettre d’être autonome. Les jeunes en formations bénéficieront d’un système d’allocations financées par la solidarité nationale et ceux en recherche d’un premier emploi d’allocations financées par la sécurité sociale professionnelle. Chaque jeune aura aussi un « capital-formation » utilisable tout au long de sa vie.

Jacques Cheminade

Jacques Cheminade veut renforcer les contrats en alternance pour les niveaux inférieurs ou égaux au baccalauréat. Il veut aussi redonner les moyens à Pôle Emploi de fonctionner.

Un système de bonus/malus sera mis en place au niveau des cotisations des entreprises. Celles-ci seront augmentées pour une entreprise qui licencie et baissées pour une entreprise qui embauche.

Les chômeurs non indemnisés bénéficieront d’une hausse de la rémunération de formation de Pôle Emploi (RFPE). Il est aussi question d’une augmentation de l’allocation forfaitaire versée aux chômeurs en fin de droits à l’UNEDIC qui suivent une formation (AFDEF).

Les primo-demandeurs d’emplois bénéficieront d’une allocation d’un montant égal au RSA-socle, qui sera relevé à 600€.

Par ailleurs les entreprises bénéficiant d’une aide publique devront ouvrir leurs portes aux jeunes sous peines de pénalités financières ; les autres entreprises devront retenir leurs employés les plus âgés dans le cadre d’un tutorat pour les jeunes recrues, grâce à une aide publique sous forme d’allègement de charges.

Dominique de Villepin

Dominique de Villepin veut créer un service public des parcours professionnels qui intégrerait chômage, formation professionnelle et sécurisation des parcours, et ce afin de lutter contre le chômage.

 

La série « 2012, le duel de l’économie »

1. Dynamiser les PME

2. Fiscalité des entreprises

3. L’environnement

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