Les jeunes préfèrent EDF et Google

Google_EDFDans le baromètre réalisé par TNS Sofres et Le Figaro, les étudiants des écoles de commerce et d’ingénieurs nous indiquent leurs préférences pour l’année 2013. Les résultats marquent en quelque sorte un retour aux « anciennes valeurs ». Les secteurs bancaire et financier continuent de pâtir de l’effet de la dernière crise économique. Mais certaines firmes continuent de faire rêver les nouvelles générations. Pour le compte des entreprises françaises, on trouve notamment EDF, LVMH, EADS, L’Oréal, ou encore Thalès ; en ce qui concerne les entreprises étrangères Google, Apple, et Coca-Cola sont les plus plébiscitées.

Le journal Le Figaro nous rapporte ainsi  les propos d’Éric Chauvet, directeur au département stratégies d’opinion chez TNS Sofres, « c’est un retour aux fondamentaux ». Les défis technologiques du secteur de l’énergie, du numérique, et de l’armement bénéficient d’une forte popularité, en raison des enjeux auxquels ils sont confrontés. D’ailleurs, Studyrama, le site étudiant, le confirme, « depuis de nombreuses années, les futurs diplômés ont une appétence toute particulière pour les grands acteurs du luxe, de l’énergie ou encore de l’aéronautique ».

Autre enseignement de cette étude, les jeunes étudiants sont moins confiants quant à leur avenir professionnel. Sur un blog du journal Le Monde, Olivier Rollot, également auteur du livre La Génération Y, aux Presses Universitaires de France, nous détaille les réponses des étudiants. En école d’ingénieurs, 80% de l’effectif envisageaient sereinement leur première embauche en 2011. Ils sont désormais 53% à penser qu’ils décrocheront facilement un premier emploi.

Pour les écoles de commerce, c’est encore pire : alors qu’ils étaient 51% en 2011 à partager cet avis, ils ne sont aujourd’hui plus que 24% à croire en leur chance d’entrer dans le monde du travail. L’auteur continue son analyse en affirmant que la détérioration du moral des jeunes pèse directement sur les salaires à l’embauche. Les exigences salariales seraient retombées sous les 30 000 euros pour les jeunes en école de commerce et à 32 000 euros pour leurs camarades ingénieurs.

Sans y voir de relation directe de cause à effet, sur le site de l’énergéticien français, on peut voir que la politique salariale du groupe est présentée comme attractive, « la politique de rémunération d’EDF s’attache à reconnaître les responsabilités, les compétences, le professionnalisme et l’engagement de chacun au service du Groupe ».

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