Les nouveaux enjeux énergétiques

pandora-promiseDepuis la catastrophe de Fukushima, le nucléaire civil a encore vu se déchaîner les foudres de la bien-pensance, souvent relayées d’ailleurs, par le circuit médiatique adepte du sensationnalisme. Pourtant, la question du nucléaire ne peut s’évacuer d’un revers de main. Cette filière qui continue d’incarner l’excellence française à l’étranger, représente aujourd’hui plus des trois quart de notre production d’électricité. Devant la réalité et ses contradictions, la France comme paralysée semble attendre son salut d’une orientation européenne.

Avec la publication du rapport du GIEC, le débat sur le réchauffement climatique devrait théoriquement prendre fin. En effet, si certains climatologues comme Jean Hervé Le Treut, de l’Institut Pierre Simon Laplace, le rapport « n’est pas catastrophiste », le premier volet des travaux des chercheurs démontre que « le climat répond au forçage anthropique et plus rapidement qu’on ne le pensait ».

Toujours selon le spécialiste interviewé par Le Monde, « le plus important, c’est que ces changements soient maîtrisés, et ne soient pas porteurs d’injustices graves ». Nous pensons qu’il en va de même pour la transition énergétique. Si celle-ci devient primordiale au regard de notre ambition affichée « d’excellence environnementale », les orientations retenues doivent tenir compte du réchauffement climatique, tout en gardant à l’esprit la précarité énergétique, à laquelle est confrontée déjà près de 10% de la population française.

Malgré la cacophonie qui règne dans le camp écologiste, la question du nucléaire reste plus que jamais l’objet d’un consensus. Comment comprendre ce positionnement lorsqu’on affirme vouloir maîtriser le changement climatique ? Sur ce paradoxe, d’autres organisations se structurent pour plaider une approche plus réaliste de la politique énergétique. C’est notamment le cas de l’Association des Ecologistes Pour le Nucléaire  (AEPN), ces courants alternatifs proposent régulièrement des manifestes pour une nouvelle écologie politique, débarrassée de ses logiques sectaires et dogmatiques…

Aux Etats Unis, le film Pandora Promise nous démontre que les risques liés au réchauffement climatique, sont bien plus menaçants que les déchets nucléaires. Qui plus est,  le réalisateur affirme que la technique du nucléaire peut encore progresser. Dans le reportage, on nous explique par exemple que l’énergie nucléaire sans déchets radioactifs existe depuis 1956. A cette époque, le président des USA Eisenhower a privilégié l’option des centrales à réacteurs à eau pressurisée pour optimiser la puissance produite au détriment de méthodes alternatives et moins polluantes

Lors d’une interview sur le chat « your ideas for europe », la commissaire européenne au changement climatique, Connie HEDEGAARD, affirmait compter sur la fiscalité pour assurer une transition vers une économie décarbonée.  En revanche en ce qui concerne les incitations au secteur énergétique, impossible d’avoir plus de précisions… Il faudra sans doute attendre la décision de la commission européenne sur la question des tarifs de rachat de « l’électricité renouvelable ». François Hollande semblait également penser que le dispositif de rachat était déséquilibré, mais depuis il s’est engagé dans un dialogue avec le Syndicat des Energies Renouvelables. Il faudra donc attendre l’avis de la commission qui pourrait également proposer de nouvelles règles du financement public du nucléaire…

 

Déjà un commentaire sur cet article

  1. Cyril Froidevaux dit :

    Mais qu’est-ce donc pour un article?
    C’est un pamphlet pro-nucléaire, ou alors une plaisanterie? Continuez à écrire de pareilles idioties, et nous vous suivrons les yeux fermés!
    La bien-pensance antinucléaire, l’AEPN… Et surtout le financement public du nucléaire!
    Je n’ai jamais lu de telles inepties depuis pas mal de temps!
    PS: la logique sectaire et dogmatique provient de votre part!

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