Valérie Pécresse propose un programme économique de redressement

ValériePécresse_UMPphotos« Il n’y a pas de pire moment pour lancer une réforme fiscale, (…) avant de s’occuper des recettes, il faudrait d’abord connaître les dépenses ». Le diagnostic de cette spécialiste des finances publiques est sans appel, l’élaboration d’un budget requiert tout de même d’avoir quelques prérequis de gestion nous explique simplement cette diplômée de HEC. Au cours d’une émission télévisée, elle affirme qu’aucune étude d’impact n’a été menée en ce qui concerne cette décision annoncée par le Premier Ministre! Invitée par Laurence Ferrari et Audrey Pulvar, l’ancienne Ministre du budget souhaite à présent se tourner vers les Français.

Remettre l’action publique dans une perspective de long terme

Elle explique ainsi dans son livre qu’il est temps de sortir des logiques de court terme, il ne faut pas céder aux sirènes de l’immédiateté… Le combat pour l’alternance se construit dans l’opposition en adressant des solutions pragmatiques, adaptées aux besoins de nos concitoyens. Pour cela, écrit-t-elle, « il ne suffira pas de soixante mesures rédigées sur commande la veille d’une présidentielle, aussi alléchantes soient-elles. Il faudra des réformes, bien sûr, une politique économique mais il faudra surtout se préoccuper de gérer ».

Un appel pour les réformes de structures

Lorsqu’elle dresse un premier bilan de l’action de la droite pendant 10 ans, elle évoque des mesures très concrètes sur lesquelles elle aurait souhaité pouvoir aller plus vite. Elle pense évidemment à la TVA anti délocalisation, mais aussi la réforme du conseiller territorial, ou encore le rapprochement des régimes de retraites entre le secteur public et le secteur privé.

Eviter le grand soir fiscal

Sur le volet fiscal, la députée suggère dans une proposition de loi déposée il y a quelques temps à l’Assemblée, d’assurer une stabilité pour les ménages et les entreprises par le mécanisme d’une deuxième règle d’or. Ce dispositif permettrait de renforcer la visibilité des acteurs économiques et de soutenir ainsi leurs activités et montre ainsi que l’opposition sait aussi participer au travail de proposition des chambres parlementaires. Elle écarte par ailleurs la possibilité d’un prélèvement à la source qui détruirait notre politique familiale.

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