Le programme du NYFA est en ligne

La tenue pour la troisième année du New York Forum Africa à Libreville, capitale du Gabon, et ses 1500 invités attendus, marque son influence croissante auprès des investisseurs étrangers. La mise en ligne de son programme est l’occasion de revenir sur cette récente manifestation qui a rapidement rencontré un franc succès.

Le pari était osé. Réunir une fois par an dans un petit pays d’Afrique, tout ce que le continent mais aussi les pays occidentaux, comptent d’experts économiques, d’investisseurs, d’hommes politiques, de journalistes…n’était pas un projet aisé à réaliser. Il s’agissait avant tout de combattre l’afro-scepticisme qui habite ces milieux de entrepreneuriat afin de les convaincre de se tourner vers le marché africain. Un défi qui a été relevé par Richard Attias, le fondateur de ce forum. Pour lui, l’organisation d’une telle manifestation a pour but de répondre à un enjeu économique primordial : « Ce continent de plus d’un milliard d’individus à la vitalité retrouvée et une croissance annoncée de 6 % attire l’attention d’investisseurs de plus en plus nombreux, et peut devenir une partie de la solution aux problèmes économiques internationaux et non un nouveau problème ».

A chaque session, un thème principal est abordé. Celui de cette année sera ainsi « la Transformation du continent ». En 2013, le thème du forum était « Transformer les opportunités en réalités concrètes «. Des sujets assez larges qui permettent, en plus des questions économiques (majoritaires), de traiter de problématiques sociales ou encore culturelles. Ainsi, à côté des prix Nobel d’économie et des grands investisseurs mondiaux sont présentes des personnalités du monde de l’art.

Concrètement , à l’issue du New York Forum Africa de 2012 et 2013, des accords ont été conclus, comme par exemple la création d’un pôle de commercialisation des produits pétroliers raffinés à Port-Gentil, ou un partenariat entre l’État gabonais et la société de négoce suisse Gunvor. A terme, il s’agit plutôt d’encourager les investissements, moins sur sur la matières premières comme le pétrole et plus sur les PME. Pour l’instant, c’est plutôt la prudence qui domine. Les financiers hésitent en effet à s’engager vis-à-vis des entreprises africaines. Pourtant, on estime à environ 280 millions le nombre de personnes qui disposent en Afrique d’un pouvoir d’achat élevé. Ce sera donc à cette troisième session du New York Forum Africa d’abattre les derniers pans de scepticisme des investisseurs.

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