La Grèce déclare ne plus vouloir d’aide

GREECE-POLITICS-NEW-GOVERNMENTLe nouveau gouvernement grec qui s’est senti isolé pendant sa première réunion de la zone euro et sous la pression de la Banque centrale européenne a déclaré ce vendredi 6 février ne plus vouloir d’aide truffée de condition venant de l’Union européenne et de la FMI.

Un responsable gouvernemental grec a annoncé que la Grèce voudrait un « accord relais » avec ses créanciers pour qu’elle puisse se financer jusqu’à ce qu’Athènes puisse mettre en place son projet de désendettement et non « une nouvelle aide avec des conditions, des inspecteurs, etc. » Il a également précisé la position du gouvernement grec, au moment où Jeroen Dijsselbloem, a « dramatisé » les enjeux en mettant la pression sur Athènes de n’avoir que jusqu’au 16 février pour faire effectuer une demande de prolongation de son programme d’aide et qu’au-delà de cette date, il n’y aucune assurance sur le soutien financier. Les agences de notation Standard & Poor’s et Moody’s n’arrangent pas la situation. Standard & Poor’s a abaissé sa note et Moody’s met la sienne sous surveillance dans l’objectif d’un abaissement à cause d’incertitudes concernant la négociation entre la Grèce et ses créanciers.

 

Une réunion préparatoire des hauts responsables de la zone euro qui s’est tenue jeudi dernier n’a permis d’effectuer une avancée, vu que la position d’Athènes et d’autres pays étaient irréconciliables. La tension est à son comble depuis mercredi soir quand la banque centrale européenne a annoncé qu’elle cesserait d’accepter les obligations d’États Grecques en guise de garantie pour ses demandes de refinancement. Ce qui signifie que les banques grecques n’auront plus accès aux guichets de la BCE, leur obligeant à se dépendre de la « fourniture de liquidité d’urgence », une procédure qui dépend de la banque centrale nationale grecque et que la BCE peut mettre fin à tout moment s’il n’y a pas de compromis entre la Grèce et la zone euro.

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