Grèce: pour le FMI a lancé l’ultimatum sur la dette?

467px-Lagarde,_Christine_(official_portrait_2011)Mardi 14 juillet, le Fonds monétaire international (FMI) a établi un « ultimatum » aux Européens, et ce, avant même le début des négociations concernant le nouveau plan d’aide pour la Grèce.

Ce plan d’aide devrait être constitué d’un allègement de la dette publique de la Grèce afin que le pays puisse faire face à la crise. Ce nouvel ultimatum n’est pas une surprise, puisque l’institution a prôné ce discours depuis des mois. Cela constitue même le seul point d’accord entre le FMI et le gouvernement grec. Si l’institution s’investit autant dans cette voie, c’est qu’elle est l’un des acteurs principaux du plan d’aide à la Grèce qui est évalué à 80 milliards d’euros.

Le Fonds monétaire pourrait débloquer les 16 milliards d’euros qui devraient être versés dans le cadre de son propre programme d’aide ainsi que quelques milliards supplémentaires. Sauf que pour qu’Athènes puisse bénéficier de ces sommes, il lui faut respecter certaines conditions.

Le FMI ne peut pas prêter de l’argent à un pays qui déjà une dette envers lui, sauf que la Grèce n’a pas réussi pas rembourser sa dette de 1,6 milliard d’euros à l’échéance à l’institution. Il faut donc qu’Athènes règle ses arriérés avant d’espérer demander d’autres aides.

De plus, le FMI ne peut pas prêter de l’argent à un pays ayant des difficultés financières et dont la dette est soutenable et qu’il peut relativement la rembourser dans les 10 ans après l’octroi du prêt. Selon un document qui a été publié ce 14 juillet, le FMI a déclaré que la dette de la Grèce est « totalement non-viable » et qu’elle frôle les 200% de son PIB dans « les deux prochaines années », contre environ 175 % actuellement.

« A Washington, la Grèce fait débat : beaucoup au sein du FMI, adoreraient en finir, ne plus participer à un prochain plan. Ils estiment avoir beaucoup trop prêté à un pays, si petit, ils ont d’autres priorités », avait déclaré une source européenne. La source a également ajouté que le sujet est assez sensible: « le FMI ne peut refuser comme cela d’aider un pays européen, principalement pour des raisons politiques. »

Ainsi, si le FMI ne prend pas part à ce nouveau plan d’aide, les créanciers européens feront face à un très gros problème, dont l’Allemagne qui avait affirmé qu’il ne prêterait pas d’argent à la Grèce si le FMI ne participe pas.

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