E. Leclerc va investir 2,3 milliards d’euros dans sa transition écologique d’ici 2030
Le groupement E. Leclerc a annoncé lundi 2,3 milliards d’euros d’investissements d’ici 2030 pour assurer la transition écologique des magasins adhérents. Il s’agira essentiellement de financer la réduction du gaspillage, l’adaptation de l’offre, la valorisation de la géothermie et l’installation de panneaux solaires. Objectif : réduire de moitié les émissions carbone de la coopérative à l’horizon 2035.
Michel-Edouard Leclerc, Président du Comité Stratégique des Centres E. Leclerc, a annoncé lundi sur BFMTV/RMC un investissement de 2,3 milliards d’euros dans les magasins de la coopérative d’ici 2030, afin d’assurer leur transition écologique. Il vise deux objectifs principaux : réduire de moitié l’empreinte carbone de l’enseigne d’ici 2035 et favoriser l’autonomie énergétique. « Il faut aujourd’hui qu’on adapte nos entreprises, notre offre », a expliqué le dirigeant, qui estime que les entreprises ont « une responsabilité » dans la transition écologique.
« On veut devenir quasi autonome sur le plan de l’électricité »
Les investissements annoncés porteront précisément sur la réduction du gaspillage dans les magasins de la coopérative, le remplacement ou la modernisation des équipements frigorifiques, la géothermie et l’installation de panneaux solaires. « On veut devenir quasi autonome sur le plan de l’électricité, on veut une électricité propre », a ajouté Michel-Edouard Leclerc. Dans cette optique, le patron du groupement compte lancer « la bataille à partir de cette semaine de l’électricité la moins chère pour les recharges électriques ». Il dit croire à l’électrique, mais également aux alternatives.
Leclerc propose la Charge E-Lec pour les véhicules électriques
Depuis fin 2025, E. Leclerc a déjà mis en place la Charge E-Lec, son offre de recharge pour véhicules électriques, avec un objectif ambitieux : équiper tous ses magasins d’ici la fin de la décennie, en s’appuyant sur un réseau déjà implanté de 4 300 points de charge. Au niveau des carburants alternatifs, la coopérative propose du Superéthanol E85. En 2024, l’enseigne a réalisé 4,5 millions de pleins dans ses stations-services. Le développement de ce carburant a permis de réduire d’au moins 50 % ses émissions de gaz à effet de serre par rapport à l’essence classique.
Michel-Edouard Leclerc souhaite que le public puisse « acheter les produits qui ne soient pas trop carbonés »
Concernant l’autonomie énergétique, E. Leclerc s’appuie sur les installations photovoltaïques et la géothermie. Le groupe a déjà recours à des contrats d’approvisionnement de long terme en électricité renouvelable. Il a signé un accord avec EDF Renouvelables en 2023 sur trois centrales solaires dans l’Allier, pour une puissance totale d’environ 31 MWc et une production destinée à couvrir 1,5 % de sa consommation électrique. Outre l’électricité et la recharge, Michel-Edouard Leclerc souhaite que le public puisse « acheter les produits qui ne soient pas trop carbonés » et qu’on affiche l’information partout « sur le textile, les marques distributeur ».
Leclerc teste le nouvel Nutri-score environnemental
Pour sa part, E. Leclerc a créé en avril 2025 le Carbon’Info, visible sur plus de 6 000 produits alimentaires à marques de distributeur. Cet indicateur vise à orienter les achats des consommateurs vers des produits moins émetteurs. Le groupe teste aussi depuis quelques semaines le nouveau Nutri-score environnemental lancé par une coalition de grands distributeurs. Par ailleurs, pour accélérer ses achats responsables, E. Leclerc exige désormais de l’ensemble de ses fournisseurs MDD non alimentaires qu’ils adhèrent à son programme RSE CSR Alliance, fondé sur l’évaluation Ecovadis. Grâce à tous ces efforts, le groupement espère réduire de moitié, d’ici à dix ans, ses émissions de carbone aujourd’hui évaluées à 70 millions de tonnes.




