Le marché des cosmétiques halal se développe en France

Les cosmétiques créés à partir de produits conforme à la Charia, la loi islamique, sont de plus en plus répandus et de plus en plus rentables. Très utilisés en Asie, ils commencent à être connus en France où le marché se développe.

Des produits certifiés sans alcool ni extraits d’animaux afin de convenir aux femmes musulmanes : c’est ce que proposent plusieurs entreprises françaises, essentiellement sur internet. Néanmoins, ce marché des cosmétiques reste une niche au sein du marché halal en général.

Selon le cabinet Ecofin, le marché halal pèserait 455 milliards d’euros dans le monde et 5,5 milliards en France dont 1 milliard pour la restauration.

Le marché des cosmétiques halal, d’après une étude malaisienne, ne pèserait que 3 milliards d’euros dans le monde, une chiffre faible qui s’explique par la méfiance du monde musulman envers ces produits.

Ce marché est essentiellement développé en Asie du Sud, notamment en Malaisie, en Indonésie et en Arabie Saoudite. En France, l’intérêt reste limité :

« Pour nous, ça ne sert à rien », certifie par exemple un responsable d’une association présente sur le salon Halal Expo, qui s’est terminé mercredi à Paris. « Le maquillage, les femmes ne vont pas le manger, elle vont le mettre ! »

Mais certaines entreprises considèrent que le marché est digne d’être exploité, comme la marque Jamal créée en 2007 par une française, Chantal Japhet. Elle a créé aussi le label « made in France » pour ses exportations, label certifié par la Mosquée de Paris.7

« Mon objectif, c’est que le halal redevienne tendance, et je suis sûre que ça le sera dans les années à venir. Après tout, c’est du végétal, ça respecte l’homme et la nature, et c’est de l’éthique », explique sa collaboratrice Sandra Japhet-Siboni.

Même les grandes marques de cosmétiques traditionnels s’y intéressent, sans pour autant y participer pour l’instant : « Le marché des cosmétiques halal est un marché que nous regardons, comme d’autres, compte-tenu de notre ambition d’universalisation de la beauté », indique L’Oréal

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