Universal Music et les leçons locales de la mondialisation

Le secteur musical est souvent caricaturé en broyeur américanisé de la diversité culturelle. Pourtant, le leader mondial est non seulement bel et bien français (Universal Music, filiale du groupe Vivendi), mais loin du strass et des paillettes californiens il semblerait que la bonne santé de ses productions locales soit la véritable locomotive du groupe.

Certes, Rihanna se retrouve en bonne place dans tous les charts du monde, et de Bombay à Rio de Janeiro on fredonne Diamonds, son dernier tube. Mais à y regarder de plus près, les productions locales et régionales demeurent bien souvent plus populaires que ces tubes planétaires. Petit tour d’horizon des stars de 2012 dont vous n’avez jamais entendu parler.

T-ara : les papesses de la K-Pop

Bien avant que Psy et son Gangnam Style ne franchissent la barre du milliard de vues sur Youtube et ne fassent entrer la K-Pop dans les dictionnaires musicaux français, le girlband T-ara déchainait les passions en Corée du Sud.

Ces sept jeunes filles (presque) sages sont l’un des groupes les plus influents de ce courant musical venu de l’Empire du matin calme et elles remplissent des stades pour des concerts géants conjoints avec les autres stars de la K-Pop où se retrouvent tous les adolescents de Séoul.

2012 aura été l’année de la consécration pour les T-ara, véritables machines à tubes. Leur album Funky Town leur a offert un succès dépassant pour la première fois les frontières de la péninsule coréenne puisqu’elles ont inondé les marchés japonais, taïwanais et plus globalement l’Asie.

 

Cristian Castro : le crooner de Mexico

Bien loin de l’hystérie adolescente suscitée par T-ara, Cristian Castro enflamme le cœur des ménagères mexicaines avec son timbre de voix chaud et ses textes langoureux. Son dernier album, Mi Amigo el Principe, a confirmé son statut de superstar mexicaine vendant plus d’albums que les vedettes états-uniennes.

La recette de Cristian Castro : aller à contre-courant de la musique contemporaine et proposer à son public des compositions inspirées par la culture mexicaine traditionnelle en rendant hommage aux gloires musicales passées.

Sa belle gueule et ses textes sucrés valent à Cristian Castro un succès régional qui dépasse largement le seul Mexique. Son album s’est classé en tête des charts en Argentine, en Colombie et dans bon nombre d’autres pays d’Amérique Latine.

 

Eason Chan : le futur de la Cantopop

La Cantopop (musique pop chantée en cantonais, la première langue de Chine après le Mandarin) est un genre musical à part entière, qui connait un succès phénoménal en Chine et à Hong Kong. Parmi les vedettes locales qui mixent cultures occidentales et chinoises, Eason Chan est au firmament.

Ce hongkongais de 38 ans qui a connu plus jeune l’influence britannique (Hong Kong a été rétrocédé à la Chine en 1997) fait un malheur sur son île d’origine aussi bien qu’à travers la Chine continentale. Interprète, mais également auteur-compositeur de la majorité de ses chansons, il a sorti avec succès fin 2011 l’album Stranger under my skin qui a dominé les ventes chinoises une partie de l’année 2012.

Eason Chang produit également régulièrement des albums en mandarin, l’autre grande langue chinoise.

 

Paula Fernandes : l’enfant chérie du Brésil

Son nom est le mot qui a été le plus souvent tapé sur le Google brésilien en 2012. Avec son visage d’ange et sa musique Folk rurale, cette jeune femme de 28 ans a mis le Brésil à ses pieds depuis son plus jeune âge.

Elle débute sa carrière à l’âge de dix ans et connait immédiatement le succès. Le public brésilien adopte aussitôt ses mélodies douces et enracinées dans la culture profonde du Brésil qu’elle joue régulièrement elle-même avec une simple guitare.

Son dernier album, Ao Vivo, sorti en 2011, est la meilleure vente de l’année avec plus de 2 millions d’exemplaires vendus. Paula Fernandes est une icône brésilienne.

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