Les casinos « victimes d’un manque de considération »

En France, les casinos sont également touchés par la crise. Face à une concurrence qu’ils jugent déloyale, les casinotiers enregistrent des résultats en baisse et déplorent un manque de considération des pouvoirs publics.

Rien ne va plus. Depuis cinq ans, les casinos français sont dans le rouge. Entre novembre 2011 et octobre 2012, leur produit brut de jeux, c’est-à-dire la différence entre les mises et les gains des joueurs, a baissé de 1,8 %.

Et les cinq premiers mois d’exercice de l’année, de novembre à mars, enregistrent une baisse globale de 3 à 4 %.

Les casinos s’estiment « délaissés » et « victimes d’un manque de considération » de la part des pouvoirs publics.

« Nous sommes les parents pauvres des jeux d’argent en France »,  a souligné Michel Roger, président de Casinos de France, lors de l’Assemblée générale annuelle à Amnéville-les-Thermes, en Moselle.

Au début de l’année, la profession s’était tournée vers Jean-Marc Ayrault pour débloquer l’exploitation de nouveaux jeux et aménager les horaires.

Les casinotiers ont ainsi obtenu un découplage des horaires d’ouverture et de fermeture des salles de jeux de table et des salles de machines à sous.

Mais, l’exploitation de nouveaux jeux n’a pas encore obtenu de réponse de la part du Premier Ministre. Michel Roger précise que cela ne coûterait rien à l’État, au contraire, il pourrait même remporter de l’argent « car nous sommes collecteurs d’impôts ».

Il rappelle que les casinos ont versé en 2012 dans les caisses de Bercy 1,1 milliard d’euros, dont 270 millions d’euros sont revenus dans le budget des communes accueillant des casinos.

« Le sentiment général de la profession est celui de l’amertume », résume Michel Roger.

 

 

 

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