Iran : l’Accord sur le nucléaire n’attire toujours pas les investissements étrangers

Iran Economie PrésidentielleL’Accord sur le nucléaire, conclu en juillet 2014 entre Téhéran et le G5+1 (États-Unis, Russie, Chine, France, Royaume-Uni et Allemagne), était porteur d’espoir pour Téhéran qui attendait que cette issue diplomatique dynamise l’investissement étranger.  A l’approche des présidentielles, force est de constater que la République islamique est encore loin du compte.

Comme le souligne Le Parisien, “le président Hassan Rohani tablait sur 50 milliards de dollars d’investissements étrangers par an grâce à l’Accord sur le nucléaire, afin d’atteindre une croissance de 8% permettant de résorber le chômage qui touche 12,5% de la population active, dont 27% chez les jeunes.”

En réalité, cette masse financière ne s’élèverait qu’à 11 milliards de dollars depuis janvier 2016, confirme le premier vice-président, Es-Hagh Jahanguiri, attestant d’un manque de soutien des grandes banques européennes et asiatiques toujours très suspicieuses. Et cela, “à cause du risque d’un retour des sanctions liées au nucléaire et du climat de tension créé par Donald Trump.”

Parallèlement, si les exportations pétrolières ont repris depuis graduellement (2,8 millions de barils par jour) pour bonifier la croissance locale à 6,6%, cette embellie n’a pas eu d’effet notable sur le quotidien des Iraniens, avec une inflation qui repart à la hausse (+9,5%) après avoir atteint la barre des 8% il y a quelques mois.

Quant aux prévisions de croissance du FMI, elles restent peu enthousiasmantes, puisque le Fonds planche pour une courbe descendante de 3,3% pour la période 2017-2018.

Source : Le Parisien

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