Corum L’Epargne : les réflexes d’orientation financière des Français en 2025

Corum L’Epargne : les réflexes d’orientation financière des Français en 2025

Si les Français continuent d’épargner autant, leurs réflexes d’orientation financière changent. Selon un baromètre Corum L’Epargne, ils prennent aujourd’hui conseillent autant auprès de leur banquier ou conseiller en gestion de patrimoine qu’auprès de leurs proches. Mais les plus jeunes préfèrent davantage se tourner vers l’intelligence artificielle plutôt que vers un expert humain.

Les Français ont toujours considéré l’argent comme un sujet tabou. Ainsi, ils n’en parlent presque jamais à leurs proches. Mais ça c’était avant, si l’on en croit un sondage réalisé par OpinionWay (propriété du Groupe Les Echos-Le Parisien) pour le compte de Corum L’Epargne dans le cadre de son premier baromètre de l’épargne. Selon cette étude effectuée du 2 au 8 avril 2026, auprès de 1 004 personnes représentatives de la population française âgée de 18 ans et plus, 8 Français sur 10 (81%) parlent désormais ouvertement d’argent autour d’eux.

Le baromètre Corum L’Epargne explore les réflexes d’orientation financière des Français

Mais avec qui exactement abordent-ils les questions d’argent ? D’après le baromètre de Corum L’Epargne, l’interlocuteur de référence est le conjoint ou partenaire, cité par 58 % des répondants, devant les parents (38 %), les amis proches (37 %) et les collègues (17 %). Outre les conversations sur l’argent au sein des familles, cette étude baptisée « Générations Épargne » s’intéresse aussi aux réflexes d’orientation financière selon les générations, ainsi qu’aux grandes préoccupations qui traversent la société comme la retraite et l’avenir des enfants.

Quand il s’agit d’épargner de grosses sommes, le conseiller en gestion de patrimoine reste l’interlocuteur privilégié

Ainsi, on apprend que les Français se tournent en premier vers les membres de leurs familles pour prendre conseils quand il s’agit d’épargner, bien avant l’expert ou le conseiller professionnel. Mais seulement quand la somme placée n’est pas importante. En effet, lorsqu’on parle de 5.000, voire 50.000 euros, le réflexe conduit encore au banquier (pour plus de 80 % des personnes interrogées). Au-delà, c’est le conseiller en gestion de patrimoine qui est l’interlocuteur privilégié (62 %). Si la plupart des Français recherchent l’avis de leurs proches, banquier ou conseiller en gestion de patrimoine, les jeunes, eux, préfèrent mettre leur confiance en l’intelligence artificielle.

Le baromètre Corum L’Epargne montre un fossé générationnel sur l’usage du numérique

Au moins 30 % des jeunes envisagent de consulter une IA avant d’épargner ou de faire un placement. Et même 24 % des 18-24 ans déclarent faire davantage confiance à l’IA qu’à un expert humain. À l’opposé, 81 % des 50-64 ans n’ont encore jamais eu recours à cette technologie pour gérer leurs finances. Ces chiffres montrent un fossé générationnel sur l’usage du numérique concernant les questions d’argent. Mais, quel que soit l’âge et la culture, les Français ont presque tous une aversion pour le risque en matière de placement.

42 % des sondés regrettent de ne pas avoir épargné plutôt

Près de 9 sondés sur 10 (88 %) préfèrent limiter les risques dans leurs choix financiers, et seuls 12 % déclarent en accepter. Chez les 18-24 ans seuls 20 % se montrent prêts à prendre des risques financiers, contre 5 % chez les 65 ans et plus. Cette prudence repose plus sur une méconnaissance des produits d’épargne que sur une peur irrationnelle de perdre de l’argent. Par ailleurs, 42 % des Français disent regretter de ne pas avoir davantage épargné ou investi et 55 % considèrent qu’il faut commencer à épargner dès le début de la vie active.

Les Français inquiets pour l’avenir financier de leurs enfants, d’après le baromètre Corum L’Epargne

Ce regret lié au temps perdu est (logiquement) plus important chez les 50-64 ans (40%). Il s’agit de personnes en fin de carrière et qui approchent de la retraite, avec le sentiment que les années de jeunesse auraient pu être mises plus à profit. Le baromètre OpinionWay pour Corum L’Epargne constate également que 66 % des non-retraités sont inquiets de leur avenir financier après leur départ du monde du travail, et 26 % sont même très inquiets. En outre, 59 % des Français s’interrogent sur l’avenir financier de leurs enfants. Face à la situation de leurs parents, 41 % des 18-24 ans pensent que chacun devrait commencer à épargner dès les études pour éviter le stress de la retraite.