Genfit dispose d’une trésorerie suffisante pour financer ses activités au-delà de 2028
La société biopharmaceutique Genfit a annoncé disposer, à fin juin 2026, de 113,8 millions d’euros de trésorerie et équivalents de trésorerie, contre 101,1 millions six mois auparavant. Cette situation devrait lui permettre de couvrir ses dépenses opérationnelles et ses investissements au-delà de la fin de 2028. L’entreprise affiche toutefois une perte nette de 26,1 millions d’euros au premier semestre, contre 10 millions un an plus tôt.
Genfit, une société biopharmaceutique française engagée contre les maladies rares du foie associées à un risque vital, a annoncé lundi ses résultats financiers pour le premier semestre 2026 et fait le point sur ses activités. À fin juin 2026, elle disposait de 113,8 millions d’euros de trésorerie et équivalents de trésorerie, contre 101,1 millions six mois auparavant. Grâce à ces liquidités, l’entreprise devrait pouvoir couvrir ses dépenses opérationnelles et ses investissements au-delà de la fin de 2028.
Genfit reste déficitaire malgré une bonne trésorerie
Au premier semestre 2026, les revenus de Genfit ont principalement été soutenus par les redevances versées par Ipsen dans le cadre de la commercialisation d’Iqirvo, un traitement destiné à la cholangite biliaire primitive. Les revenus de redevances générés par ce médicament ont plus que triplé pendant les six premiers mois par rapport à la même période en 2025. Quant aux ventes nettes d’Iqirvo, elles ont atteint 173 millions d’euros au premier semestre.
Malgré cette progression, Genfit reste déficitaire. La biotech a enregistré une perte nette de 26,1 millions d’euros au premier semestre, contre 10 millions un an plus tôt. Le résultat financier s’est également dégradé, avec un déficit de 17,4 millions d’euros, contre 10,2 millions au premier semestre 2025. Cette situation s’explique notamment par l’augmentation des charges liées à la variation de la juste valeur du financement fondé sur les redevances.
Réduction des dépenses de recherche et développement
Les charges d’exploitation, en revanche, ont diminué de 35,6 à 33,8 millions d’euros. Cette baisse est liée en partie à la réduction des dépenses de recherche et développement, après l’arrêt du programme VS-01-ACLF en 2025, ainsi qu’à la diminution de certains frais généraux et administratifs. Par ailleurs, la consommation de trésorerie des programmes de recherche a été compensée par deux encaissements importants, dont 30 millions d’euros provenant de l’accord de financement fondé sur les redevances et 17 millions d’euros versés par Ipsen au titre d’un paiement d’étape commercial. Ipsen commercialise certains produits de Genfit aux Etats-Unis et en Europe.
Lancement d’une étude de phase 2 sur le nangibotide au quatrième trimestre 2026
Outre ses finances, Genfit a également fait le point de ses activités. La société de biopharmacie indique poursuivre plusieurs programmes dans les maladies rares du foie. Elle prévoit de lancer au quatrième trimestre 2026 une étude de phase 2 sur le nangibotide, récemment acquis, dans la décompensation aiguë sur cirrhose. L’entreprise poursuit également le développement du nitazoxanide, un médicament antiparasitaire et antiviral contre les infections intestinales causées par des protozoaires, après des résultats positifs de phase 1 et une désignation de médicament orphelin obtenue en mars 2026. Des résultats sont attendus en 2027.
Genfit renforce son activité dans le diagnostic de la MASH
Parallèlement, Genfit renforce son activité dans le diagnostic de la MASH, une maladie chronique grave du foie, liée au surpoids et au diabète. La biotech poursuit parallèlement ses recherches en oncologie autour de GNS561 dans le cholangiocarcinome, un cancer rare qui se développe à partir des cellules des voies biliaires. Elle s’apprête à lancer trois études de phase 2, avec des résultats attendus en 2027. Ces actifs doivent lui permettre d’approfondir son portefeuille, en s’appuyant sur sa trésorerie actuelle, jugée suffisante pour financer ses activités au-delà de 2028.




