Prime carburant employeur : le plafond d’exonération porté à 1 000 euros
Depuis ce jeudi 1er octobre 2026, le plafond d’exonération de la prime carburant versée par les employeurs est porté à 1 000 euros par an et par salarié, contre 600 euros auparavant. Cette mesure, annoncée en septembre par le gouvernement dans le contexte de la hausse des prix à la pompe, vise à inciter les entreprises à renforcer leur soutien aux salariés qui utilisent leur véhicule pour leurs trajets domicile-travail.
Face à la hausse des prix à la pompe et à la colère des Français, le gouvernement a annoncé le 22 septembre plusieurs mesures pour apaiser les tensions naissantes. Il a notamment décidé du relèvement de la prime carburant employeur à 1 000 euros par an et par salarié, contre 600 euros auparavant. Créée en 2008, la prime carburant employeur permet aux entreprises de prendre en charge tout ou partie des dépenses de carburant ou d’alimentation des véhicules électriques, hybrides rechargeables ou à hydrogène engagées par leurs salariés. Ce dispositif concerne notamment les salariés en CDI ou en CDD, à temps plein ou partiel, ainsi que les intérimaires, apprentis et stagiaires, sous réserve des conditions prévues par la loi.
Des modifications apportées aux conditions d’accès à la prime carburant employeur
La prime carburant employeur peut être versée directement sur la fiche de paie ou sous la forme de titres-mobilité. Elle n’impose pas de montant minimum ou maximum : c’est le plafond d’exonération fiscale et sociale qui limite la somme bénéficiant du régime avantageux. Cette somme est temporairement passée de 600 à 1 000 euros par an et par salarié, du 1er octobre au 31 décembre 2026. Les conditions d’accès ont également été assouplies cette année. Pour bénéficier de ce dispositif, il n’est notamment plus nécessaire, dans le cadre des nouvelles règles annoncées, d’habiter dans une zone mal desservie par les transports collectifs. Aussi, la prime peut être cumulée avec certaines autres aides à la mobilité.
L’employeur reste libre de la mettre en place
Il faut toutefois noter que cette prime carburant n’est pas obligatoire. En effet, l’employeur reste libre de la mettre en place, sauf lorsqu’une convention collective ou un accord applicable à l’entreprise l’impose. Sa mise en œuvre peut résulter d’un accord d’entreprise ou de branche ou, à défaut, d’une décision unilatérale de l’employeur après consultation du Comité social et économique (CSE) quand celui-ci existe.
La prime carburant employeur soutient le pouvoir d’achat des salariés
Cette liberté donne aux entreprises une marge de manœuvre dans leur politique sociale. Dans un contexte de forte hausse des prix des carburants, les employeurs peuvent choisir d’utiliser la prime comme un moyen d’accompagner le pouvoir d’achat de leurs salariés confrontés à des frais de déplacement importants. L’aide financière peut également constituer pour eux un outil de fidélisation et d’attractivité, notamment pour les emplois nécessitant des déplacements quotidiens en voiture ou situés dans des zones moins faciles d’accès en transports publics.
Un moyen de soutenir concrètement les salariés sans supporter le même coût qu’une augmentation classique de salaire
En somme, la prime carburant employeur n’est pas une somme automatiquement versée à tous les salariés. Il revient aux entreprises de la proposer ou non et selon leurs modalités. Mais elles y gagnent. En effet, l’instauration d’un tel dispositif représente une possibilité de soutenir concrètement leurs salariés sans supporter le même coût qu’une augmentation classique de salaire, et ce grâce au régime d’exonération. Dans le contexte actuel de flambée des prix des carburants, la prime peut contribuer à préserver le pouvoir d’achat, à améliorer les conditions de déplacement et à renforcer l’attractivité de l’employeur. Son efficacité dépend toutefois des modalités qui l’accompagnent.




